La "forêt" : un réseau de livres regroupés selon une thématique ou un sous-genre

 

 

Dans un livre intitulé Nouvel éloge de la folie : Essais édits & inédits (Actes Sud, 2011), Alberto Manguel utilise le terme de forêt pour montrer qu'un livre se balade rarement tout seul dans le paysage mais qu'il fait partie d'un ensemble, comme un arbre peut appartenir à une forêt.

 

Cet ensemble ressemble fort à ce qui est appelé communément "réseau" de lecture par tous les enseignants de l'école maternelle et de l'école élémentaire. Ils utilisent depuis des années la lecture en réseaux pour initier les enfants à la littérature de jeunesse : réseau thématique (les sorcières, les loups dans les albums), réseau de livres d'un même auteur, réseau construit autour d'une situation, autour d'un procédé d'écriture, etc.

 

La lecture en réseaux a été définie ainsi par Madeleine Couet-Butlen : "Le réseau littéraire est compris comme un ensemble ouvert de textes que l’on peut rapprocher, comparer selon un angle de lecture qui souligne les analogies, les parentés, les emprunts, les variations, les oppositions, les écarts." (voir ici ou par là)

 

On peut parler aussi de constellations de livres, de rondes de livres mais le terme de forêt est vraiment adapté. Et j'espère que A. Manguel n'a pas déposé la marque.

 

L'objectif ici va être de développer des lectures en réseaux à destination des adultes à l'instar de ce que les instits font pour les gamins.

 

 

 

Le concept de forêt littéraire expliqué par un schéma heuristique (ou mind map)

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)